LES INSPIRATIONS

LES TENDANCES LINGERIE VUES A LA FASHION WEEK

 

Il fut un temps où la lingerie se devinait à peine, sous un chemisier boutonné jusqu'au col. Cette saison, elle est sortie de l'ombre.

Lors des défilés Automne-Hiver 2026-2027, présentés en février et en mars à Milan puis à Paris, soutiens-gorge, caracos et nuisettes ont quitté l'intimité de la chambre. Ils se sont invités dans les silhouettes de prêt-à-porter.

L'idée n'est plus de dévoiler la peau, mais de laisser entrevoir ce que l'on garde d'ordinaire pour soi. Trois tendances se détachent nettement des podiums, et Maison Lejaby les observe avec le regard d'une corsetière.

Le soutien-gorge, nouvel it-piece des podiums

À Paris, le soutien-gorge ne se cache plus : il se montre, avec intention. On l'aperçoit sous une chemise laissée ouverte, sous un blazer porté à même la peau ou derrière une veste transparente. Tom Ford, Mame Kurogouchi, Schiaparelli ou Saint Laurent en ont fait l'un des fils conducteurs de leurs collections. Le geste n'a rien d'une provocation. La pièce intime devient un élément de style à part entière, au même titre qu'un bijou ou une ceinture.

Cette tendance n'est d'ailleurs pas née en mars. Dès la fin de l'année 2025, la presse spécialisée citait Maison Lejaby parmi les maisons qui font du soutien-gorge apparent un signe d'assurance, aux côtés de Coperni, Mugler ou Prada. Rien d'étonnant pour une Maison qui, depuis près d'un siècle, dessine des pièces faites pour être portées, et parfois regardées.

Comment le porter au quotidien

Pour adopter la tendance sans en faire trop, tout est affaire de contraste. Sous un blazer XXL, un soutien-gorge en dentelle adoucit la rigueur du tailleur. En superposition sous une chemise transparente, il crée un jeu de profondeur tout en retenue. Avec un pantalon taille haute, il allonge la silhouette.

Une règle s'impose pourtant : une pièce destinée à être vue doit être irréprochable, dans sa construction comme dans ses finitions. La ligne Midnight Fever, qui marie le tulle et la guipure, a été pensée dans cet esprit. Assez délicate pour se dévoiler, elle reste assez structurée pour tenir la silhouette.

Blumarine, Dolce & Gabbana, Saint Laurent, Automne-Hiver 2026-2027 ©

Le retour du glamour boudoir : robes, nuisettes et satin

Autre signal fort de la saison : le vestiaire de nuit s'aventure en pleine journée. Les créateurs sont allés puiser dans le boudoir et en ont rapporté peignoirs, chemises de nuit et robes d'inspiration lingerie. Chez Dior, le velours noir habille une pièce taillée pour le soir. Chez Marie Adam-Leenaerdt, un manteau ceinturé emprunte sa ligne à la robe de chambre. C'est tout le principe du pyjama dressing : des pièces conçues pour l'intimité, portées avec l'aplomb d'une tenue de ville.

La nuisette et le caraco suivent le même chemin. Chez Rabanne, ils se superposent à un col roulé. Chez Stella McCartney, ils croisent le denim. Longtemps cantonné à la chambre, le satin devient une matière du quotidien, à condition de jouer les contrastes : une maille épaisse, une veste d'inspiration masculine, une botte plate.

Ce glamour retrouvé dialogue naturellement avec l'univers de la Maison. Les nuisettes et kimonos Maison Lejaby se glissent sous un manteau long ou se ceinturent comme une robe. Les pyjamas franchissent sans complexe le seuil de la chambre. Cet hiver, la soie de Silk'n Moon prolonge ce mouvement avec des silhouettes fluides et lumineuses.

La transparence, un jeu d'équilibriste entre pudeur et audace

À Milan, la transparence s'est imposée par couches successives. La dentelle noire, qui couvre autant qu'elle dévoile, a dominé les collections de Dolce & Gabbana et de Fendi. Chez Prada, des matières volontairement usées laissaient apparaître un tissu transparent en dessous, comme si le vêtement révélait ce qu'il dissimule.

La saison ne célèbre donc pas la nudité, mais l'art du dosage. La transparence suggère ; elle ne montre jamais tout. Elle exige une précision de coupe et un choix de matières que la lingerie maîtrise depuis longtemps. Un tulle trop rigide marque le corps, une dentelle trop lâche perd sa tenue.

C'est précisément sur cet équilibre que travaillent les ateliers de Maison Lejaby. La ligne Nudité dévoile la peau avec délicatesse, tandis que Nufit associe la transparence au confort d'une matière extensible. La lingerie transparente de la Maison se porte seule comme sous une chemise fine. Quant aux pièces en dentelle française, elles apportent la richesse d'un motif à une tenue plus sobre.

Défilé Dolce & Gabbana, Automne-Hiver 2026-2027 © 

Ce qu'on retient chez Maison Lejaby

Ces trois tendances racontent une même idée : la lingerie n'est plus un secret, c'est une pièce de style. Pour une Maison de création comme Maison Lejaby, ce mouvement n'a rien d'une surprise. Dans les années 1970 déjà, son soutien-gorge triangle Liberty accompagnait l'émancipation des femmes.

Les podiums rappellent surtout une chose : une lingerie destinée à être vue doit d'abord être parfaitement construite. Dans les ateliers lyonnais de la Maison, un soutien-gorge réunit entre 30 et 50 éléments, assemblés en 30 à 40 étapes de montage. C'est ce savoir-faire de corsetière qui permet à une pièce de passer du dessous au dessus sans rien perdre de son bien-aller. Les lignes iconiques de la Maison en sont la plus belle démonstration.

Soutien-gorge assumé, glamour boudoir, transparences dosées : cet hiver, la lingerie s'affirme comme une pièce maîtresse de la silhouette. Encore faut-il qu'elle soit pensée pour cela. Avec sa collection Automne-Hiver 2026 « Rock and Folk », Maison Lejaby signe des pièces sensuelles et affirmées, qui trouvent leur place sous un vêtement comme à la vue de tous. Découvrez la collection et choisissez la pièce qui accompagnera vos silhouettes de saison.