L’histoire d’une maison française d’exception
MAISON LEJABY
corseterie bain couture depuis 1884

L’Esprit des femmes

L’histoire de la lingerie est fascinante  car elle est au cœur des mutations de la société, de ses mœurs, de ses modes. Tout au long de 130 années, les créations de Maison Lejaby et de ses illustres ancêtres - Rasurel et Lejaby - ont accompagné les femmes dans leur quête de liberté. Cette signature d’exception exprime aujourd’hui un idéal de beauté et de Bien-Aller. L’incarnation de « l’Esprit Couture à la française ».

2012… Avec Maison Lejaby, la Renaissance

Sensible à l’histoire de Lejaby et à son indéfectible esprit d’innovation et de création, Alain Prost, ex-numéro 1 de La Perla, reprend la société. La marque se décline en trois collections : Elixir, Collection Principale et Couture. Maison Lejaby Couture est la  première collection de luxe 100 % made in France et réalisée à la main.

Derrière une nouvelle signature, « Esprit Couture à la française », perle l’ambition de cet homme passionné et investi : « Imposer Maison Lejaby comme la première marque de lingerie de luxe à la française, valoriser le potentiel des métiers d'art corsetier et incarner un idéal de beauté et de bien-aller au service de la femme ».

2000 – 2010… Mondialisation et délocalisation

Malgré le lancement d’une ligne pour les formes généreuses Elixir ainsi que des brevets corsetiers toujours plus innovants, les années sombres sont là. En cause : la mondialisation et le rachat de Lejaby et Rasurel par les américains Warnaco. Les deux entités ne font bientôt plus qu’une. Les investisseurs vont se succéder; la marque perd ce qui faisait son ADN : innovation et savoir-faire ! Le management se focalise sur la performance financière et le rendement au détriment de la créativité. Les consommatrices boudent la marque.

1990… Une croissance exceptionnelle

A l’extrême raffinement succède un minimalisme inédit dans la lingerie, initié par Lejaby avec ses sous-vêtements en microfibre sans couture. Les ventes exceptionnelles de la ligne Nuage en 15 millions d’exemplaires, sonnent comme un chant du cygne... Maurice Bugnon décède et les cadres se retrouvent seuls aux commandes.

1980 … Une croissance allant crescendo

La tendance est au clinquant ; mais le choix du rouge pour la ligne en dentelle Jubilé, signée Lejaby, est audacieux. Plus raffinée, la lingerie devient un puissant symbole de féminité avec des détails comme la guipure, une autre innovation Lejaby, qui fait merveille sur les décolletés pigeonnants. Tandis qu’Isabelle Adjani joue les égéries, Rasurel atteint un record dans l’histoire du maillot : 1 500 000 unités sont vendues la même année !

1970… Rasurel et Lejaby s’unissent

Le duo rachète aussi la marque Rasurel, dont il ne conserve que l’activité maillots de bain. Rasurel et Lejaby cohabitent au sein de l’usine de Rillieux-la-Pape, près de Lyon. Mais les années noires de la corseterie se profilent. Rasurel embauche la grande styliste italienne Popy Moreni, qui va hisser la marque au firmament des noms de prêt-à-porter les plus connus des français. Lejaby choisit d’accompagner les femmes dans leur libération et leur offre un soutien-gorge en forme de triangle aux couleurs acidulées. Son nom : Liberty. Une révolution !

Les 60’s… Liberté, créativité et succès internationaux !

La femme se libère. Brigitte Bardot inspire une mode plus sexy et devient l’icône d’une génération. Marcel Blanchard meurt en 1960 ; Maurice et Charles Bugnon, deux frères issus de l’industrie de la cosmétique, rachètent Lejaby et vont très vite étendre la distribution à l’international. Leur trait de génie : négocier l’utilisation exclusive du Lycra en France. Le soutien-gorge Miss Top, créé en 1965, signera l’avènement des matières extensibles. Il sera vendu en plus de 3 millions d’exemplaires.

Les années 50… L’avènement Lejaby

Les nouvelles matières (polyester, polyamide, acrylique…) font émerger le prêt-à-porter et redonnent un aspect plus féminin aux sous-vêtements. Peu de temps après la mort de Gaby, Marcel Blanchard ouvre un salon de création à Paris. Il voit naître de voluptueux déshabillés et déclinaisons de guêpières, slips et porte-jarretelles… Au talent de l’illustrateur Gruau, féministe convaincu qui signe les campagnes publicitaires de la marque, s’ajoute le slogan percutant, Lejaby, une ligne du tonnerre. C’est le succès ! Maison Lejaby explose en France et à l’étranger.

1930… Le mythe de la femme fatale et la naissance de Lejaby

Les années 30 connaissent un retour au classicisme mais c’est aussi l’époque des femmes fatales. Dans l’Ange Bleu, Marlène Dietrich apparaît vêtue de porte-jarretelles. Elle fascine. Parmi ses admirateurs : Marcel et Marguerite Blanchard, propriétaires d’une petite salle de cinéma dans l’Ain, et à leur côté, Gabrielle, la sœur de Marguerite dite « Gaby ». Nourrie de ce glamour, elle se met à coudre de la lingerie et des soutiens-gorge que son beau-frère fait fabriquer. Dans toute la région, on parle des « soutiens-gorge de La Gaby ». De son prénom, naîtra le nom de la marque, en 1930. Lejaby est lancé.

1927 - 1930, premiers grands succès de Rasurel

En 1927, il crée la toute première marque de maillots de bain qui, à renfort d’opérations publicitaires sensationnelles, de parutions dans les magazines, de textes peints sur les façades des maisons le long des routes de vacances, remporte un succès phénoménal.

1920… Les années folles

Combinaisons, robes, corsets et mini-slips séduisent les femmes élégantes des années 20. Avec cette mode des années folles, arrivent en France les premiers essais de soutiens-gorge.

Pierre Neyron, fils aimé de Félicie et féministe, entre à son tour dans l’entreprise Rasurel ; il veut et va révolutionner la marque. Avec l’apparition de nouvelles matières tels que la « rayonne » et le « tergal », il se lance dans le vêtement de sport.

1884… L’origine avec Rasurel

Au départ était la découverte de la laine d’Australie, un matériau isolant, naturel, présenté comme antiseptique par Louis Neyron, infatigable inventeur. Il imagine une ligne de sous-vêtements et s’associe à un médecin-ami, le Docteur Rasurel, qui donnera son nom à la marque originelle de Lejaby. Les caleçons, pantoufles et genouillères remportent un succès inouï auprès de millions de français. A la mort de Louis en 1917, sa femme Félicie de Champollon lance Tanagra, la première ligne de lingerie féminine siglée Rasurel.